Histoire d'Apprendre
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22 Fevrier

22 février 1358 : La révolution manquée d'Étienne Marcel

Le 22 février 1358, le prévôt des marchands Étienne Marcel massacre les maréchaux de Champagne et de Normandie sous les yeux du dauphin Charles, héritier du trône. Il préserve toutefois ce dernier de l'assassinat en le coiffant du chaperon aux couleurs de Paris, le bleu et le rouge, que portent ses partisans.

Le dauphin, humilié, s'enfuit un peu plus tard de Paris. Il y reviendra en triomphe le 2 août suivant, suite à l'échec et à la mort du prévôt.

Richard Fremder nous raconte cette première Révolution française...

22 février 1848 : Insurrection républicaine à Paris

Le 22 février 1848, lassée par le règne débonnaire du roi des Français, Louis-Philippe 1er, ennuyeux à force de paix et de prospérité, l'opposition se soulève et, au terme de trois jours d'émeute, impose un régime républicain (la Seconde République).

Conduite par des républicains modérés : Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l'Eure, Marie,... la « Révolution de Février » met ainsi fin à la « Monarchie de Juillet » (parce que née en juillet 1830). Le poète Lamartine repousse le drapeau rouge des manifestants populaires et promeut le drapeau tricolore.

22 février 1877 : La dernière bataille des samouraïs

L'empereur du Japon Meiji Tenno ayant remplacé le corps féodal des samouraïs par une armée de conscrits, son ancien ministre de la Guerre Saigo Takamori prend la tête d'une ultime révolte de ces guerriers, nostalgiques de leur code de l'honneur (le bushido), de leurs beaux uniformes et de leur sabre rituel (le katana).

À la tête de quelques centaines de samouraïs, il est défait le 22 février 1877 devant le château de Kumamoto par 30.000 soldats impériaux. Fidèle à l'honneur ancestral, il se suicide par éventrement selon le rite du seppuku (faussement appelé harakiri).

22 février 1943 : Décapitation de la « Rose blanche »

Le 22 février 1943, l'étudiante allemande Sophie Scholl, son frère Hans et leur ami Christoph Probst sont guillotinés pour s'être rendus coupables de résistance au nazisme. Ils avaient formé un mouvement clandestin dénommé La Rose blanche et distribué des tracts dans leur établissement...

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22 février 2014 : Le président ukrainien Ianoukovitch destitué

Endémiques depuis l'automne 2013, les manifestations pro-européennes de Maïdan, la place centrale de Kiev, redoublent d'ampleur le 18 février 2014. Deux jours plus tard, l'intervention de la troupe fait plus de quatre-vingt morts parmi les manifestants. Le Parlement de l'Ukraine destitue le président et réclame sa mise en jugement. Viktor Ianoukovich arrive toutefois à s'enfuir en Russie.

Le nouveau régime n'a rien de plus pressé que de déchoir la langue russe de son statut de deuxième langue officielle, une mesure qui a pour effet d'attiser les dissensions entre l'Est russophone et le reste du pays. La mesure, d'une insigne maladresse, est rapportée dans les heures qui suivent sur l'injonction des alliés occidentaux mais le mal est fait...

Vladimir Poutine se saisit du prétexte pour provoquer la sécession de la Crimée et proclamer son retour dans le giron de la Russie après un référendum organisé le 18 mars 2014.

Les Occidentaux, d'habitude si soucieux du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ripostent en annonçant des sanctions contre la Russie et son exclusion du G8, le traditionnel rendez-vous des principaux dirigeants de la planète. La Russie a beau jeu de leur rappeler qu'eux-mêmes n'avait pas hésité à organiser en 2008 la sécession du Kossovo en violation de toutes les règles internationales.

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Source : Hérodote.

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